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Seminaire de Lecture Freudienne

Séminaire de Lecture Freudienne

QUAND LE CORPS FAIT SYMPTÔME

La religion a toujours traité différemment le corps et lesprit. Le corps est appelé à disparaître, il est atteint par la mort, alors que lesprit, lâme, ne meurt pas et connaîtra la vie éternelle au-delà de la mort.

Cette opposition de lâme et du corps est un contentieux philosophique ancien dans la culture occidentale, avec des conséquences majeures dans la façon dont la science (les neurosciences en particulier aujourdhui) traite du corps comme objet de la nature ou comme corps machine.

On retrouve cette dualité corps-esprit dans la médecine et elle est encore bien présente dans la clinique daujourdhui même si on peut sen étonner. Il nest pas rare que la médecine somatique traite laffection du corps sans tenir compte des conséquences de la maladie sur le psychisme, sans prendre en compte la souffrance psychique du sujet. Si la bonne santé, cest le silence des organes, la bonne santé psychique, cest le silence du sujet. Mais si pour la religion le corps était appelé à nêtre quun déchet, à la fois sacralisé et nié, pour la médecine les maladies nobles sont celles du corps.

La psychanalyse, elle, ne sintéresserait quà linconscient ?

Anorexie, boulimie, toxicomanie, conversion hystérique, phénomène psychosomatique, impuissance, frigidité, érythrophobie, énurésie, dysmorphophobie, hypocondrie… nous nallons pas tout énumérer mais disons simplement que le symptôme passe par le corps. La psychanalyse sattache au contraire à ce nouage corps-esprit.

La psychanalyse est née de lintérêt de Freud pour lhystérie ; Freud sest intéressé à laction du psychisme sur le corps, et en étudiant lhystérie, il a mis en évidence que lhystérique se crée des douleurs qui sexpliquent par une conversion réussie du psychisme en somatique. Le corps de l’hystérique parle, il parle par le symptôme.  Ce corps est marqué par les signifiants qui ont jalonné son histoire. Ce corps est pris dans la parole, la parole de l’Autre. Et c’est ce corps pris dans le jeu signifiant que le sujet adresse au psychanalyste, au soignant, un corps qui parle et pour reprendre cette thèse qui traverse lenseignement de Lacan, un corps qui jouit. Lacan disait aussi que pour le psychotique, cest le corps propre qui a toute limportance. Les psychoses montrent abondamment comment le corps est appareillé par le langage et n’est pas réductible au seul somatique, et jusqu’où son fonctionnement est sous la dépendance de l’opération de la métaphore.

Un corps qui réagit aux mots, mots prononcés par le sujet, ou mots prononcés par lAutre, ou mots jamais advenus, mots qui font souffrir ou mots qui soulagent.

Le corps pris en compte par la psychanalyse est aussi celui quon mutile, quon délaisse, quon maltraite mais aussi celui quon maquille, quon tatoue, quon opère pour le transformer.

Nous vous proposons pour les deux années à venir d’orienter le travail de notre Séminaire de Lecture Freudienne sur ce corps qui fait symptôme.

 

……………………………………………..INFORMATIONS………………………………………………………

Dates du séminaire :

  • 4 Mars 2016
  • 25 Mars 2016
  • 3 Juin 2016

Responsables du séminaire :

  • D. DELAGE 02 33 78 97 07
  • H. DESPREZ 02 33 95 26 85
  • J.M. FOSSEY 02 33 44 65 70
  • M. LECARDONNEL 02 33 93 18 19
  • G. MOREL 06 72 77 38 95

Vous pouvez télécharger l’affiche ici  > Seminaire de Lecture Freudienne 2015 2016